Simone de Beauvoir

Avr 15

[video]

Avr 13

Simone de Beauvoir (devant elle, Boris Vian - gauche - et Jean-Paul Sartre -droite), Café Procope, Paris, 1951. Photo: Simone de Beauvoir’s Collection. 
[On fait un hommage à Beauvoir, décédée le 14 Avril, 1986, il y a 28 ans.]

Simone de Beauvoir (devant elle, Boris Vian - gauche - et Jean-Paul Sartre -droite), Café Procope, Paris, 1951. Photo: Simone de Beauvoir’s Collection. 

[On fait un hommage à Beauvoir, décédée le 14 Avril, 1986, il y a 28 ans.]

Simone de Beauvoir, 1928. Photo: Sylvie Le Bon de Beauvoir Private Collection.

Simone de Beauvoir, 1928. Photo: Sylvie Le Bon de Beauvoir Private Collection.

[video]

[video]

“Oh! I see my life well now … a passionate, boundless research.
No love will eclipse this. If I marry, my philosophy will have to be taken with me. This is essential, so much so that in order to possess it, I would almost accept not getting married. No, be-cause love is from life, and my philosophy must be from life.
Marvelous intoxication of thought, solitude of the mind. I will dominate the world. Literature, works, undertakings—what are all these next to my austere resolution.” — Simone de Beauvoir - Diary of a Philosophy Student, July, 1927.

Avr 10

Simone de Beauvoir, Corsica, 1965. This is one of the last times Simone de Beauvoir drove her car during a trip, it was Summer. During the Autumn, that same year, she had a serious accident and stopped driving, even if it was one of her great pleasures. Photo: Beauvoir’s Personal Archives.
[It took me ages to find information about this photo.]

Simone de Beauvoir, Corsica, 1965. This is one of the last times Simone de Beauvoir drove her car during a trip, it was Summer. During the Autumn, that same year, she had a serious accident and stopped driving, even if it was one of her great pleasures. Photo: Beauvoir’s Personal Archives.

[It took me ages to find information about this photo.]

Avr 09

Simone de Beauvoir, Paris, années 1930. Photo: Denise Bellon. 

Simone de Beauvoir, Paris, années 1930. Photo: Denise Bellon. 

Avr 07

Segundo sexo no Brasil - 06/04/2014 - Ilustríssima - Folha de S.Paulo -

A história da estudante brasileira que entrevistou Simone de Beauvoir em 1960, quando a escritora francesa visitou o País.

Mar 31

Simone de Beauvoir. Café de Flore, Paris, 1944. Photo: Gilberte Brassaï.
[The full picture is here, but I liked the close.]

Simone de Beauvoir. Café de Flore, Paris, 1944. Photo: Gilberte Brassaï.

[The full picture is here, but I liked the close.]

Mar 29

Toy art Simone de Beauvoir by Dona Rits (ritsdona@gmail.com)

Toy art Simone de Beauvoir by Dona Rits (ritsdona@gmail.com)

Mar 28

Simone de Beauvoir dans sa chambre à l’Hôtel Louisiane. C’est là où elle à écrit Le sang des autres. Années 1930, Paris. Photographer: Denise Belon.

Simone de Beauvoir dans sa chambre à l’Hôtel Louisiane. C’est là où elle à écrit Le sang des autres. Années 1930, Paris. Photographer: Denise Belon.

Mar 25

Simone de Beauvoir, putting the earring in. Café Procope, Paris, 1951. Photo: Simone de Beauvoir’s Collection. 

Simone de Beauvoir, putting the earring in. Café Procope, Paris, 1951. Photo: Simone de Beauvoir’s Collection. 

Mar 22

Beauvoir par Sartre

”[…] Et nous ne sommes jamais vraiment disputés, sauf sur des bêtises. Par example, en 1936, nous nous sommes disputés à Naples sur la question de savoir si oui ou non on devait obliger les Napolitains à habiter les maisons que l’on construisait pour eux. La discussion s’est terminée ainsi: je lui ai dit “Vous êtes une fasciste”; et elle m’a répondu “Et vous, vous n’arriverez jamais à rien! Jamais, jamais, jamais!”

”[…] En un sens, je lui dois tout. D’un autre côté, j’aurais évidemment écrit, même si elle n’avait pas existé, puisque je voulais écrire. Mais pourquoi est-ce que ma totale confiance en elle m’a toujours donné une sécurité totale, une sécurité que je n’aurais pu avoir si j’avais été seul, à moins d’être boufi de vanité, comme beaucoup d’écrivains le sont, mais pas moi, quoi que je puisse être par ailleurs? Quand je lui montre un manuscrit, ce que je fais toujours, et qu’elle le critique, d’abord ça me met en colère et je la traite de tous les noms. Puis j’accepte ses remarques, toujours. Pas par discipline, mais parce que je vois qu’elles sont toujours pertinentes. Elles nes sont pas faites de l’extérieur, mais avec une compréhension absolue de ce que je veux faire, et, en même temps, avec une objectivité que je ne peux avoir tout à fait.”

”[…] Ce qu’elle a réussi, c’est la communication immédiate avec le public. Disons-le comme-ça : il y a une différence entre elle et moi. Je ne communique pas émotionnellement, je communique avec des gens qui pensent, qui réfléchissent, qui sont libres dans leur rapport à moi. Cela peut être ou non une bonne chose. Mais Simone de Beauvoir communique émotionnellement sur-le-champ. Les gens sont toujours concernés par elle, en vertu de ce qu’elle dit. Elle a une manière de provoquer l’autre immédiatement, mais en amitié. Jamais elle ne prend de supériorité sur le lecteur. Sa façon de parler d’elle-même est une façon de parler des autres. Elle a une façon à la fois de s’accepter et de se critiquer qui permet au lecteur de se reconnaître. Elle n’est ni trop sévère ni trop indulgente. Pour ma part, je ne parle pas de moi de manière si équilibrée.”

”[…] Si elle met des choses en perspective en littérature, c’est parce qu’elle les perçoit vraiment ainsi dans la vie. C’est une personne qui - comment direais-je? - qui ne pense pas sur elle-même. Elle ne pense pas sur elle-même spontanément. Elle pense à ce qui est en face d’elle. Ça peut être le désert, auquel cas elle ressent le désert. Ça peut être une personne, auquel cas elle sera concernée par les problèmes de la personne. Castor est quelqu’un dont la spontanéité n’est pas, je crois, corrompue pas l ‘aliénation, le désir de paraître ou de se protéger, de se garder. Bref, sa spontanéité va à la rencontre de la personne parce qu’elle est elle-même libre.
"Quand elle se pose des questions sur elle-même, ce n’est pas par narcisisme, mais parce que sa sensibilité est surprise d’avoir un ego et se dit à elle-même : ‘Tiens, j’ai une subjectivité, j’existe aussi, quel sens ça a-t-il?
"Ses mémoires, auxquels elle a travaillé durant sept ans, sont, en quelque sorte, une manière de transposer une sensibilité qui va droit à la rencontre de l’autre, sans détour et sans mensonge. Je vous dis, la sensibilité la plus authentique qui soit…"

Extraits de “Beauvoir par Sartre”, propos recuellis par Madeleine Gobeil, Vogue (États-Unis), 1965.

Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre au restaurant La Coupole, Paris. Date unconue. 

Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre au restaurant La Coupole, Paris. Date unconue.